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Voluptés de Paris / Brassaï

Voluptés de Paris / Brassaï

Descriptif :

Photographies de Brassaï.
Texte anonyme et 38 photographies dont 37 à pleine page et légendées sur papier couché. Un ouvrage mythique sur la nuit parisienne des années 1930.
Très rare, précieux et fragile ouvrage.
2 anneaux d'origine et 3 modernes.
À peine son travail est-il achevé pour le Paris de nuit, que Brassaï s'empresse de préparer le suivant. Il est pris dans une boulimie éditoriale qui ne le quittera plus. Il signe un contrat dès août 1932 : « Conformément aux termes de mon deuxième contrat, je dois réaliser les photos avant la fin du mois de novembre ; pour ce travail je recevrai 2 000 francs mensuels dont j'ai déjà touché la première avance. »
Il en reparle en septembre : « Je devrais également présenter de nouvelles photos, prévues pour mon deuxième livre, à mon éditeur; la deuxième mensualité de 2 000 francs devrait m'être versée le 5 septembre; mais je n'ai pratiquement rien fait. » Et il poursuit ses déambulations photographiques dans Paris. La série sur les bals, les « guinches » de la rue de Lappe date de l'automne 1932, lorsque Paris de nuit est déjà en cours de fabrication.
Le premier titre retenu, assez explicite quant au thème général choisi, Le Livre de l'amour, est mentionné en mai 1933 dans une lettre envoyée de Nice : « J'aurai donc un excellent prétexte pour revenir ici, peut-être dès le mois d'août, après avoir terminé Le Livre de l'amour. Le temps me presse et, rentré à Paris, je veux réaliser les dernières photos. » Le 7 décembre, il y travaille pourtant toujours, depuis plus d'un an donc : « Je travaille surtout pour le Minotaure et à mon livre Paris intime, c'est le titre prévu. À part quelques photos, il est pratiquement prêt, et il peut sortir en mars [1934]. J'aimerai que ce soit Pierre Mac Orlan qui écrive la préface. J'ai l'impression qu'il sera au moins aussi bon que le Paris de nuit. Peut-être mieux. »
Il ne se passe pourtant rien entre le printemps 1934, où il était prévu que le livre sorte, et la fin de l'année 1935, date à laquelle il paraît effectivement. L'éditeur, il est vrai, malgré tous leurs projets évoqués dans l'enthousiasme en 1932, n'est plus le visionnaire Charles Peignot, mais un personnage bien différent, Victor Vidal. Pourquoi Brassaï n'a-t-il pas poursuivi avec Peignot ? Aucun de ses biographes n'a avancé d'explication précise. Un indice toutefois : les éditions Arts et Métiers graphiques ne lui ont jamais rendu les soixante-quatre négatifs de Paris de nuit. Cela explique qu'il ne les utilise pour aucune de ses publications ultérieures ; il les remplace par des variantes. Brassaï les a toujours crus perdus et en a peut-être conçu du ressentiment. Ils ont été retrouvés en 1984, peu avant sa mort, par Kim Sichel, dans les archives de Flammarion qui avait racheté Arts et Métiers graphiques.

« Depuis quelques semaines je vends beaucoup de photos à Paris Magazine dont le directeur M.Vidal adore mes photos. Il me propose de publier un livre sur le Paris souterrain. Je signe le contrat pour 12 000 francs. Je contacte Mac Orlan, nous nous rencontrons dans un café près de la gare de l'Est et il accepte d'en écrire le texte. (j'ai traité d'abord avec Colette qui aimait beaucoup mes photos, mais jugeait le sujet trop scabreux). Je toucherai les 12 000 fr. en 6 mensualités, au fur et à mesure que je livre les photos. » La suite pourtant n'est pas à la hauteur des attentes suscitées. À l'automne 1934, soit plus de deux ans après les premières discussions, Vidal l'informe qu'il renonce à la publication faute d'argent. Il propose de lui rendre ses photos à condition qu'il le rembourse, ce que Brassaï ne peut pas faire. Vidal fait finalement paraître l'ouvrage un an plus tard sans le prévenir, sans le consulter en rien, ne mentionnant son nom qu'en dernière page sous celui de l'éditeur, de l'imprimeur et du relieur. Brassaï a signé un contrat et a été payé, il ne peut pas protester mais en conservera un souvenir traumatique, d'autant plus durable que le résultat laisse à désirer. Voluptés de Paris paraît en effet fin 1935 avec une préface racoleuse qui commence ainsi : « Paris, ville des jeux et des joies, paradis des désirs, capitale de l'Aventure !» et se termine par une exhortation de baraque foraine : «Puisez, Messieurs, Dames ! Il y en a pour tout le monde, au grand bazar des Voluptés de Paris.»

Photographe(s) :

Année :

1935

Thèmes :

  • Paris
  • Reportage
  • Scène de vie

Langue :

Français

Editeur :

Paris-Publications

Etat :

C - Très Bon

Etat de la jaquette :

Sans Objet

Edition :

1ère Edition

Reliure :

Reliure Spirale d'éditeur

Format (cms) :

21 x 27

Nombre de pages :

Non paginé

Prix :

Affaire de la semaine !
1800.00 € au lieu de 2500.00 €

Sat Jul 27 2019 20:00:00 GMT+0200

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